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Le CDEN réuni en Préfecture le 19 octobre 2017

Déclaration liminaire

CDEN(Conseil Départemental de l'Education Nationale)

19 octobre 2017

 

CDEN 19/10/2017

 

D’abord, et c’est l’actualité qui nous le dicte, nous nous positionnons au côté du Réseau Education Sans Frontières en évoquant la situation des nombreuses familles présentes sur le site de la Faculté de Lettres. Nous réclamons la scolarisation de tous les enfants qui vivent dans le Puy-de-Dôme — y compris de tous les jeunes qui font la démarche de vouloir s’inscrire en lycée — et des conditions de vie dignes pour tous les élèves.

La défense des droits des enfants, quelque soit la situation administrative de leurs parents, doit aussi être une priorité de l’Education Nationale qui dispose de services sociaux et de santé.

Qui autour de cette table peut accepter que des enfants qui vont à l’école la journée dorment dans la rue ou sous des tentes ?

Il est évoqué qu’une table ronde soit organisée pour réunir toutes les parties prenantes autour de cette question. Nous l’appelons également de nos vœux.

 

Ensuite, puisque c’est un sujet qui va impacter fortement la rentrée prochaine, nous voulons parler de l’abandon ou du maintien des quatre jours et demi de classe. Nous demandons que les rythmes scolaires soient construits autour des rythmes des enfants et non le contraire.

La FCPE rappelle que dans tout dispositif éducatif, il faut placer l’enfant au centre et prendre des décisions en fonction de son intérêt supérieur.

Sur les rythmes scolaires, nous déplorons que les différentes évolutions se fasse la plupart du temps sans réelle concertation, sans le temps du débat avec l’ensemble de la communauté éducative et avec souvent, comme argument massue, l’argument financier.

Nous sommes conscients que les rythmes scolaires doivent s’appliquer au mieux sur chaque territoire et qu’il n’y a pas de solution unique. Il n’y a que des solutions construites où chaque acteur de la communauté éducative doit agir, de manière éclairée, pour l’Enfant.

 

Enfin, concernant le nouveau dispositif “Devoirs faits”, nous souhaitons, dans cette assemblée, attirer votre attention sur l’esprit de sa mise en œuvre : ce dispositif doit contribuer à la réduction des inégalités scolaires et favoriser l'instauration d'un climat scolaire plus apaisé y compris dans les familles. C’est donc toute la communauté éducative qui est indispensable à sa bonne réussite. Les parents ne doivent pas être seulement destinataires en bout de course d’une « information » comme c’est trop souvent le cas.

Pour nous, parents, être associés à part entière à la mise en œuvre opérationnelle du dispositif est la garantie d’amener du lien, de la confiance et une adhésion très large autour des « devoirs faits ». Il faut changer des habitudes, c’est un pari à relever.

Par ailleurs, nous espérons que le financement de ce dispositif sera à la hauteur des besoins et tiendra compte de ce qui, aujourd’hui, dans certains territoires, est porté par des parents d’élèves et des associations de parents.